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Prix et budget

Combien coûte un site internet pour un commerce en 2026 ?

Mis à jour le · M-Squared, studio web à Paris

Selon France Num, le site de l’État pour le numérique des petites entreprises, un site d’une page coûte de 500 à 2 000 € et un site basique de 900 à 5 000 € : ce sont les estimations de deux professionnels, mises à jour en juin 2025.

L’écart tient à cinq choses : le nombre de pages, les textes et les photos, la réservation ou la commande en ligne, le thème ou le sur-mesure, et ce qui vous appartient à la fin. S’y ajoutent chaque année le domaine, l’hébergement et la maintenance — et, pour un site en abonnement, ce que vous gardez le jour où vous arrêtez.

Ce qui fait varier le prix

Le nombre de pages vient en premier. Un site d’une page — horaires, adresse, téléphone, photos, un bouton pour appeler ou réserver — demande une seule mise en page ; chaque page de plus, comme la carte, les prestations ou l’accès, ajoute de la conception, des textes et des photos. Les grilles de prix se lisent donc d’abord en nombre de pages.

Viennent les contenus. Écrire les textes, faire ou retoucher les photos, mettre en forme une carte : ce travail est facturé quelque part. Selon l’Afnic, citée par France Num, un site simple à 500 € est possible « sous réserve » que vous apportiez un logo, des couleurs, des photos de votre activité et quelques textes courts. Demandez si la rédaction et les photos sont comprises.

Puis les fonctions. Un formulaire de contact est simple ; un module de réservation ou de commande peut venir d’une plateforme spécialisée, que le site intègre et dont l’abonnement se paie à part. Pour vendre en ligne, France Num chiffre un site réalisé par un professionnel de 3 000 à 10 000 €, et signale que la plupart des plateformes de vente prélèvent, en plus de l’abonnement, des commissions de 5 à 15 % sur les ventes.

Enfin, la façon de construire. Un site monté sur un thème part d’une base existante ; France Num rappelle qu’il faut alors compter le thème, d’éventuelles extensions payantes et des mises à jour régulières. Un site codé pour vous demande plus de conception, sans licence de thème à renouveler. Et la propriété du code et du domaine, absente du prix affiché, décide de ce que vous paierez si vous changez de prestataire.

Les fourchettes publiées en France

La référence publique est la grille de France Num, réalisée avec l’Afnic et mise à jour le 20 juin 2025 : 500 à 2 000 € pour un site « carte de visite » d’une page, 900 à 5 000 € pour un site basique, 3 000 à 10 000 € pour un site de vente en ligne. Ce sont les estimations de deux professionnels, pas une enquête, et la page ne précise pas s’il s’agit de montants hors taxes.

Les prix « à partir de » que publient les prestataires donnent un autre repère. Le 2 octobre 2026, nous avons relevé ceux de 58 prestataires français, dont 25 en Île-de-France : ramenés hors taxes, leur médiane est de 629 € HT pour une page, 1 250 € HT jusqu’à 5 pages et 1 995 € HT pour 8 à 10 pages. Ces prix d’entrée comprennent rarement la rédaction des textes ou l’hébergement au-delà de la première année.

Pour les projets confiés à des agences, le baromètre de La Fabrique du Net, une plateforme de mise en relation, situe la médiane d’un site vitrine à 3 500 €, la moitié centrale des projets allant de 2 000 à 8 000 € (380 projets, édition de juillet 2026, budgets déclarés par les agences, HT ou TTC non précisé). Le même baromètre place la médiane à 7 500 € pour une entreprise d’Île-de-France, contre 5 000 € ailleurs, tous types de sites confondus.

Ces chiffres ne mesurent pas la même chose : un prix d’entrée décrit l’offre la plus simple d’un prestataire, un budget d’agence décrit un projet entier. Retenez l’ordre de grandeur, puis comparez les devis à périmètre égal.

Après la mise en ligne : ce qui revient chaque année

Au coût de création s’ajoutent des frais récurrents. Selon France Num, le nom de domaine, votre adresse sur internet, coûte de 5 à 50 € HT par an selon l’extension, et l’hébergement se paie au mois : à partir d’environ 5 € HT pour un site simple au contenu statique, de 5 à 50 € HT pour un site qui s’appuie sur une base de données, comme un blog ou une petite boutique.

France Num ne donne pas de montant pour la maintenance. Elle en distingue trois formes — préventive pour les mises à jour de sécurité, corrective pour les pannes, évolutive pour les adaptations —, payées par contrat mensuel ou à l’intervention, et précise qu’un site construit avec un système de gestion de contenu « exige un suivi » : mises à jour de sécurité, nouvelles versions, sauvegardes.

Et vos horaires, votre carte, vos prix changeront. Faites chiffrer le suivi avant de signer et lisez ce qu’il comprend : hébergement, sauvegardes, nombre de modifications par mois, délai, préavis. Les outils ajoutés au site — réservation, statistiques, paiement — ont leurs propres tarifs, gratuits ou payants.

Code et nom de domaine : ce qui doit vous appartenir

Si vous faites appel à un professionnel, France Num vous demande de vous assurer « que vous serez propriétaire de votre site, de son nom de domaine ». Ce n’est pas automatique.

Le code d’un site est un logiciel, et le code de la propriété intellectuelle range les logiciels parmi les œuvres de l’esprit (article L112-2). Leur auteur détient sur eux un droit de propriété « du seul fait de sa création », même quand il travaille sur commande (article L111-1). Payer la création ne vous transfère donc pas, à lui seul, les droits : c’est le contrat qui doit les céder, et l’article L131-3 veut que chaque droit cédé y soit mentionné à part, délimité dans son étendue, sa destination, son lieu et sa durée.

Cherchez donc une clause qui vous cède le droit de reproduire, de représenter et d’adapter le code, les textes et le design créés pour vous ; les composants libres et les images sous licence gardent leur propre licence. Certains contrats ne cèdent rien et vous accordent une licence d’utilisation tant que vous payez : c’est un autre modèle, à connaître avant de signer.

Pour le domaine, l’Afnic, l’office d’enregistrement du .fr, est nette : le titulaire est la personne qui figure comme tel dans la base Whois, et qui détient ainsi les droits. Parmi les cas qu’elle recense, elle cite le prestataire qui enregistre le domaine de son client à son propre nom, « par souci de simplicité ». Vérifiez la ligne « titulaire » et gardez vos propres accès chez le bureau d’enregistrement.

Paiement unique ou abonnement : ce qu’il faut vérifier

Deux modèles coexistent. Dans le premier, vous payez la création une fois, puis, si vous le voulez, un suivi mensuel ou des interventions ponctuelles. Dans le second, le site en abonnement, le départ coûte peu ou rien et un forfait mensuel couvre, selon l’offre, l’hébergement, la maintenance et des modifications. Comparez le total sur trois ans, frais de sortie compris, et lisez trois clauses autant que le prix : la durée minimale d’engagement, le préavis, et ce que vous gardez à la sortie — le site et son code, le domaine seul, ou rien.

Prudence avec le démarchage. Dans une enquête publiée en 2022, la DGCCRF décrit des contrats de création de site signés en une seule visite, puis cédés à une société de location financière : le commerçant ne peut plus se désengager, les loyers restent dus jusqu’au terme — 48 mois, par exemple — et il n’y a pas d’option d’achat.

Si vous employez cinq salariés au plus et que le site n’entre pas dans votre activité principale, ce que le juge apprécie au cas par cas, un contrat signé lors d’un démarchage hors de l’établissement du vendeur, dans votre boutique par exemple, vous laisse quatorze jours pour vous rétracter, et le vendeur ne peut recevoir aucun paiement avant sept jours (code de la consommation, articles L221-3, L221-18 et L221-10). Ce droit ne vaut pas pour un contrat conclu par internet ou par téléphone, précise France Num. Ce guide informe ; il ne remplace pas un conseil juridique.

M-Squared, le studio qui publie ce guide, suit le premier modèle. La création se paie en une fois, à la validation du site : Starter 399 € pour 1 page, Standard 699 € jusqu’à 5 pages, Premium 1 299 € jusqu’à 8 pages, avec 1 à 2 mois de suivi compris. Le suivi est ensuite facultatif — Essentiel 29 €, Confort 59 € ou Croissance 109 € par mois —, sans engagement, avec 30 jours de préavis. Le code vous appartient, le nom de domaine est à votre nom, et si vous arrêtez, le code et les accès vous sont remis gratuitement sous 5 jours ouvrés.

Les questions à poser avant de signer

France Num conseille d’écrire un cahier des charges, de l’envoyer à plusieurs professionnels et de regarder leurs réalisations, puis de ne pas tout payer d’avance : une partie à la signature, le reste après la mise en ligne, une fois vérifié que tout fonctionne.

Posez ensuite ces questions par écrit et gardez les réponses avec le devis. Celles sur la propriété, le domaine et la sortie se règlent dans le contrat, pas après.

  • Combien de pages sont comprises, et lesquelles ?
  • Qui écrit les textes, qui fournit ou retouche les photos ?
  • La réservation ou la commande en ligne sont-elles incluses, et quel abonnement de plateforme reste à payer à part ?
  • Le site est-il codé pour moi ou monté sur un thème ? Des licences ou des extensions sont-elles à renouveler ?
  • Combien de tours de corrections, et quel délai jusqu’à la mise en ligne ?
  • Le prix est-il hors taxes ou toutes taxes comprises, et quand dois-je payer ?
  • Le contrat me cède-t-il par écrit les droits sur le code, les textes et le design ?
  • Le nom de domaine sera-t-il enregistré à mon nom, avec mes propres accès ?
  • Que coûtent par an le domaine, l’hébergement et la maintenance, après la première année ?
  • Quelle durée d’engagement, quel préavis, et le contrat peut-il être cédé à une société de financement ?
  • Si j’arrête, que me remettez-vous — code, fichiers, accès —, sous quel délai et à quel prix ?

Questions fréquentes

Un site internet à 500 € est-il sérieux ?
Il peut l’être, si vous savez ce qu’il ne comprend pas. Selon l’Afnic, citée par France Num, c’est possible si vous fournissez le logo, les couleurs, les photos et quelques textes courts ; France Num ajoute qu’un tel montant ne permet ni un site très personnalisé ni des fonctions avancées.
Le nom de domaine et l’hébergement sont-ils compris dans le prix ?
Pas toujours. France Num note que certains prestataires les incluent dans une offre groupée, et que le domaine est parfois offert avec l’hébergement. Demandez ce qui est compris la première année et les suivantes, et vérifiez que le domaine est à votre nom : selon l’Afnic, c’est la personne inscrite comme titulaire qui détient les droits.
Une fiche Google peut-elle suffire pour commencer ?
Parfois. Si vos clients vous trouvent surtout en passant devant ou par le bouche-à-oreille, et que vous ne prenez ni réservation ni commande en ligne, une fiche d’établissement complète et à jour peut suffire au départ. Un site devient utile quand vous avez davantage à montrer. Notre guide « Site internet ou fiche Google ? » compare les deux.
Faut-il payer une partie du prix à la signature ?
France Num recommande de ne verser qu’une partie du prix à la signature et le reste après la mise en ligne, une fois vérifié que tout fonctionne. Après un démarchage hors de l’établissement du vendeur, si les conditions de l’article L221-3 du code de la consommation sont remplies, aucun paiement ne peut être reçu avant sept jours (article L221-10).
Si j’arrête un site en abonnement, est-ce que je garde mon site ?
Cela dépend du contrat. Selon les offres, vous repartez avec le site et son code, avec le seul nom de domaine, ou sans rien : lisez la clause de fin de contrat avant de signer. Et si le contrat a été cédé à une société de location financière, la DGCCRF observe que celle-ci exige les loyers jusqu’au terme.

Sources

  1. France Num (Direction générale des Entreprises, avec l’Afnic), « Combien payer pour un site web ou un site e-commerce ? », publié le 6 mai 2021, mis à jour le 20 juin 2025 — www.francenum.gouv.fr/guides-et-conseils/developpement-commercial/site-web/combien-payer-pour-un-site-web-ou-un-site-e
  2. France Num, « TPE de moins de 5 salariés : quelles sont les conditions pour faire jouer votre droit de rétractation ? », mis à jour le 11 décembre 2025 — www.francenum.gouv.fr/guides-et-conseils/pilotage-de-lentreprise/tpe-de-moins-de-5-salaries-quelles-sont-les-conditions
  3. DGCCRF, « Location financière auprès des professionnels démarchés », 16 mars 2022 — www.economie.gouv.fr/dgccrf/laction-de-la-dgccrf/les-enquetes/location-financiere-aupres-des-professionnels-demarches
  4. Afnic, « Guide pratique du titulaire d’un nom de domaine en .fr », édition 2024 — www.afnic.fr/wp-media/uploads/2024/07/Afnic-Guide-pratique-du-Titulaire.pdf
  5. La Fabrique du Net, « Prix d’un site internet en 2026 : les tarifs réels des agences », baromètre, édition de juillet 2026, consulté le 4 octobre 2026 — www.lafabriquedunet.fr/agences/pages/agences-site-internet/tarifs
  6. Code de la consommation, article L221-3, Légifrance — www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000032226882
  7. Code de la consommation, article L221-10, Légifrance — www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000032226864
  8. Code de la consommation, article L221-18, Légifrance — www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000032226842
  9. Code de la propriété intellectuelle, article L111-1, Légifrance — www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006278868
  10. Code de la propriété intellectuelle, article L112-2, Légifrance — www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006278875
  11. Code de la propriété intellectuelle, article L131-3, Légifrance — www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006278958
  12. M-Squared, « Repères de prix » : prix d’entrée publiés par 58 prestataires français, relevés le 2 octobre 2026 et ramenés hors taxes — m-squared.fr/nos-offres#reperes-de-prix

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